« Nous avons décidé d’accorder deux Prix du meilleur scénario, à « Le Pari de Toni Biker » et à « Oxygène Power ». Le prix de la meilleure idée originale a été donné aux « Fleurs du Mâle » a conclut le réalisateur Patrick Grandperret, président du jury de cette deuxième édition Clermontoise.
Le « Grand Prix » de ce festival du court métrage dédié à la moto n’a donc pas été décerné. « Parce que cela ne se justifiait pas » a annoncé P. Grandperret. « Les idées sont excellentes, mais la réalisation pêche par manque de technicité, notamment au niveau du son »
Ce film est le plus court des court-métrages primés : 4’02. Mais il est mené à tambour battant. C’est un peu un remake du lièvre et de la tortue, à la sauce motarde et qui voit l’affrontement entre une moto et une… mobylette. L’enjeu est un rendez vous avec une « jeune célibataire aimant la moto ! ».
C’est une idée collective de 3 jeunes réalisateurs qui ont entre 23 et 24 ans. Ils ont l’habitude de travailler ensemble et n’en sont pas à leur coup d’essai, puisqu’ils ont déjà réalisé un « thriller ». Ce ne sont pas des spécialistes du monde motard, puisqu’ils ont découverts la Motostra l’an dernier, comme simples spectateurs. Impact garanti sur les motards.
Les fleurs du Mâle (4’02)
Réalisateurs : Matthieu Bourcheix, Benoît Campagne et Fabien Chabanne.
Le héros de ce court métrage aime le cuir et les sensations qui vont avec. Durant 11 minutes on partage les fantasmes de ce garçon qui flashe sur les motards. Laurent Loos est impayable avec sa tête de midinette qui veut rencontrer le grand amour.

C’est un comédien, qui avec Francesca Bizzarri avait déjà présenté un court métrage l’an dernier sur les fausses pubs sur les produits moto. Ceux qui l’ont vu se tapent encore sur les cuisses. C’est dire la dose d’humour dont ils font preuve.
Le Pari de Toni Biker - Prix du meilleur scénario
(11’04) réalisateurs : Laurent Ioos et Francesca Bizzarri.
Bernard Vaisse a voulu avec son film, faire une parodie de James Bond et le résultat final est assez réussi, même si le jeu de ces acteurs laisse un peu à désirer.
« C’est une parodie de james Bond » avoue Bernard Vaisse le réalisateur. « J’ai tout fait tout seul, le scénario, les dialogues, le story board » explique cet amateur pur jus.
Il a mis en scène beaucoup de moyens, (comme dans les films de l’agent secret britannique) avec la complicité de beaucoup de connaissances. « Mais c’est vrai que je suis un piètre metteur en scène » continue Bernard, au vu du jeu de ces acteurs.
Mais l’intrigue et la course poursuite, qui a lieu comme dans tous les « vrais » James Bond, vaut son pesant de cacahouètes, tout comme les dialogues et leur sous titre.
Oxygen Power - Prix du meilleur scénario
(11’) réalisateur Bernard Vaisse.
C’est sans conteste LE gagnant de tous les documentaires présentés. Behnam Attar n’a pas de mal, puisqu’il est un professionnel. Ce film, tourné il y a 15 ans, a été fait presque par hasard, alors que l’auteur se promenait à Cuba avec sa caméra pour faire un sujet sur le trafic de vieilles voitures américaines des années 50.
Et puis « j’ai rencontré un motard, qui s’appelle Castro (il a le même look) et qui était à la tête d’une bande de Harleys à la Havane ».
C’est ainsi que l’on découvre des motards qui sont le symbole de la liberté, au guidon de machines d’un état purement capitaliste.
Cuba fidèle aux Harley - Prix du meilleur documentaire
(6’59) réalisateur Behnam Attar