Ce court-métrage, qui a obtenu le Grand Prix du Jury, mélange joyeusement chorégraphie et scènes de cascades à moto. « Nous voulions faire des clins d’œil à une époque glorieuse, qu’ont sans doute connu nos grands pères », explique Boris Cazenave.
« Nous avons construit l ‘idée du scénario, au fur et à mesure du tournage et c’est comme ça que nous est venue l’idée de deux Français en partance pour Las Vegas, pour faire des shows à moto ».
L’équipe de Boris Cazenave, le réalisateur et des deux acteurs Franck Guérin et Franck Baron, ne pense pas s’arrêter là. « La fin de ce court-métrage est un appel à quelque chose de plus abouti, et forcément plus long », conclue Boris. A suivre donc.
Philippe Lucchese est un réalisateur comblé puisqu’il a reçu deux prix à La Motostra de Clermont Ferrand.
Voyage sur un aigle, prix du meilleur documentaire, est avant tout une histoire d’amour avec une moto, la Guzzi V11 Le Mans. « Je suis tombé amoureux de cette machine à cause de ses rondeurs, de sa silhouette trapue et des sensations qu’elle me procure à son guidon », avoue Philippe. « Et puis avec cette machine j’ai voulu montrer que l’on pouvait aller au bout de ses rêves, comme le mien qui était de faire un tour d’Europe ».
Dommage que ce court-métrage ne mette pas plus en avant les rencontres que Philippe a pu faire lors de son périple de 15 jours. « J’étais seul et c’était difficile de sortir la caméra, d’installer le pied et de dire aux gens : soyez spontanés ! »
Cet habitant de Tours est gâté cette année, puisqu’il s’est vu discerner le prix du public de la Motostra 2003 pour son œuvre précédente, « Chérie j’achète une moto ». Un film qui a été primé dans 8 autres festivals l’an dernier.
« Tout cela m’a donné la volonté de revenir à la Motostra » annonce Philippe. Bienvenue !
Documentaire : « Voyage sur un Aigle », réalisation Philippe Lucchese, 12mn.
Parmi tous les courts-métrages présentés lors de cette 4ème édition de la Motostra, « La Passion et la Dépression de Didier » est sans aucun doute celui qui a fait décoller l’applaudimètre de la salle du Polydôme de Clermont-Ferrand. Il a reçu la mention spéciale du jury.
« Nous avons réalisé ce film 15 jours à peine avant la date butoir de remise des cassettes », explique William Cervini. « J’ai eu l’idée de ce court-métrage car j’avais failli me faire choper par un radar sur une autoroute et j’avais eu envie de dénoncer le rôle des radars comme tirelire de l’Etat. »
La mention du Jury pour ce court est amplement méritée car, sans se perdre dans des longueurs inutiles, ce petit film est bourré d’humour et de clins d’œil à la population motarde. Il ne faut surtout pas louper les dernières minutes de ce court, et l’association « AFGR » (Association Faisez Gaffe aux Radars) et son numéro de téléphone.
Fiction : « La Passion et la Dépression de Didier » réalisation William Cervini 4’29