9è Édition - septembre 2009 (Pendant le mondial du 2 roues à Paris)

  • Grand Prix du jury : "Vroum", d’Hadrien Soulez Larivière

    "C’est mon court métrage le plus fatigant que j’ai fait jusqu’à présent" précise Hadrien, 28 ans. "Le premier jour j’ai eu des crampes terribles aux genoux et aux mollets. Le lendemain de tournage, ça a été pire, puisque au bout d’une heure seulement j’ai failli avoir un claquage. Il a fallu que j’entre dans une pharmacie pour m’acheter une pommade relaxante pour finir la journée."

    "J’ai eu l’idée de ce film, par qu’on m’avait offert un coffret de CD de Kurosawa, dans lequel il y avait un film "Dodaskaden", qui est un film à sketches. Le premier d’entre eux représente un fou dans un bidonville qui fait semblant d’avoir un tram. J’ai adapté ce concept à la moto, pour présenter ce film à la Motostra. J’avais déjà participé à la première édition à St Nazaire et je savais comment cela se passait. Mais cette fois je voulais vraiment que mon film ait des chances de passer. J’ai eu quatre mois devant moi et je me suis décidé". Travaillant comme scénariste dans le milieu du cinéma, "Je travaille actuellement en tant que scénariste sur des séries d’animation, dont la série BOULE & BILL, produite par la société Dargaud Marina."


  • Prix de la mise en scène : "L’épouvante" de Frédéric Darie

    A 42 ans, ce comédien, fondateur de la société de production Les Enfants de la Lune, est un réalisateur aguerri. Les héros de son court-métrage tourné en noir et blanc se déplaçant sur une vielle moto de 1925, c’est son assistante qui a eu l’idée de le présenter à la Motostra. "Je suis d’autant plus surpris d’avoir obtenu un prix que la moto n’est pas au centre du film", explique Frédéric, joint par téléphone sur les lieux d’un tournage. "Je suis très flatté que les motards aient été séduits par cette histoire inspirée par le cinéma d’épouvante des années 20".

    Les deux héros, un jeune homme et son amie, se jouent d’un dracula de chiffon grâce à leur moto. A la manière du cinéma des années 20, l’engin est filmé en plan fixe pendant que le décor défile derrière. Le son est simplement constitué d’une bande musicale, les dialogues sont écrits sur un tableau noir et apparaissent entre deux scènes. Cette technique a nécessité un méticuleux travail de préparation de la part de ce comédien-réalisateur.

    "Figurez-vous que j’ai joué le rôle d’un pilote prenant le départ du Bol d’Or au sein d’un team privé dans "Race for glory", un long métrage américain de Rocky Lang tourné il y a une dizaine d’années", précise Frédéric Darie. "Alors que je n’ai même pas mon permis moto, je me suis retrouvé au départ du Bol, aux côtés des frères Sarron ! Pour les besoins du tournage, la moto n’avait pas de roue avant, elle était tractée par une voiture-travelling..."


  • Prix de la meilleure idée originale : "Tout donné, tout repris" de Philippe Leveque

    Ce cameraman free-lance de 40 ans est aussi un assidu du festival, puisque c’est la troisième fois qu’il présente un court-métrage. "C’est vrai que les fois précédentes, j’avais plutôt fait une démarche d’esthète, ce coup-ci j’ai fait un film basique, simple et lisible par tous". Bien entendu Philippe est très content d’avoir été récompensé, mais c’est pour tout de suite rendre hommage aux autres réalisateurs "J’ai trouvé qu’il y avait quatre bons films, ma préférence va à "Chérie, j’achète une moto". Malgré quelques erreurs de jeunesse, pour un premier court-métrage, il y a un ressort dramaturgique vachement bien ficelé. Tandis que mon film est avant tout un gag, bien filmé, bien rythmé mais bon. Sinon j’ai bien ri et j’ai bien aimé le film d’Hadrien Soulez-Larivière, c’est un imaginaire bien développé, un culot monstrueux. Quand à "L’épouvante" de Frédéric Darie, c’est un super boulot de plastique, belle mise en scène, court et dynamique."



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