"On a tourné notre sujet en 3 semaines", explique Jean Lopez. "Fred Théard cherchait une idée pour participer au festival de la Motostra et le sujet est venu d’un seul coup. On a tout réalisé avec un petit camescope, fait la musique originale etc..Tous les comédiens sont nos potes, qui ont participé avec leurs propres motos". Des moyens plus que modestes, puisque "notre plus gros budget (575F - 87,65 €) a été consacré aux sandwiches" avouent en choeur nos deux complices.
Mais ils ont quand même évolué en terrain connu, puisque Fred Théard a été 1er assistant réalisateur pendant 15 ans. "J’ai du participer à 200 films, notamment avec Jean Marie Poiré, Jean Rochefort et d’autres. Depuis 2 ou 3 ans je commence à écrire des scénarios. "J’le sens pas pas" est mon deuxième court métrage" renchérit Fred.
Avec ce premier prix (20.000 F - 3.048,78 €) ,"on va pouvoir réaliser 40 court métrages" dit en riant Jean Lopez.
Daniel Ghaye a voulu traiter l’histoire d’une moto à travers le devenir d’un...retroviseur. En 6 tableaux, il nous conte les péripéties d’une bécane qui passe successivement entre les mains de 6 personnages, pour finir chez un sculpteur !
"Tous ces portraits sont authentiques" souligne Daniel. "Les personnages jouent tous leur rôle dans la vie. Il n’y a qu’un personnage qui est interprété par un de mes assistants".
"L’idée de ce documentaire m’a été soufflée par Gille Falisse qui interprète son propre rôle dans le film. C’est un authentique sculpteur de motos qui habite dans la région de Liège" explique-t-il.
C’est grâce à internet que ce photographe Belge de 42 ans est présent à la Motostra. Il a découvert l’annonce du festival grâce au site de motomag.com et a aussitôt décidé de présenter ce sujet.
Vive la francophonie !
Là encore c’est l’association de deux personnages qui donne corps à cette animation éminement sympatique de 8 mn. C’est à force de feuilleter les magazines moto que leur est venue l’idée de faire cette animation.
"On a découpé environ 60 magazines pour faire notre court métrage" explique Paul Rodrigues. "Pendant 3 semaines on a travaillé sur notre film. Le scénario s’est dessiné au fur et à mesure de l’avancée des découpages".
Ce duo n’en est pas à son coup d’essai puisqu’ils ont déjà réalisé un court métrage intitulé "Un bidet à Paris" qui a été diffusé sur Canal Plus dans l’émission " l’oeil du cyclone" en 1999.
"Mais "Riders in Paperland" est beaucoup plus abouti" concède Sylvain.
Avec leur prime, les deux lauréats ont déjà prévu de s’équiper avec du matériel pour présenter un autre projet lors de la prochaine édition de la Motostra.